Ingridenfinlibre

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PARIS - Tout juste libérée mercredi soir, Ingrid Betancourt clamait son amour pour sa "douce France" et son impatience à revenir au plus vite dans le pays où elle a passé une grande partie de sa vie et qui s'est beaucoup mobilisé pour sa libération, tout au long de ses six ans de captivité aux mains des FARC.


Née en 1961 dans une famille très impliquée dans la vie politique colombienne, Ingrid Betancourt est arrivée enfant à Paris, lorsque son père Gabriel a rejoint l'UNESCO. Elle y a passé une grande partie de son enfance, dans un immense appartement richement meublé, et y a fait ses études, à l'institut des Sciences politiques, "Sciences po".

C'est là qu'elle a rencontré son premier mari, le futur diplomate Fabrice Delloye, avec qui elle a eu deux enfants, Mélanie et Lorenzo. Elle y noue aussi de solides relations, comme avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, "mon ami", qu'elle a remercié pour son soutien.

Paris reste aussi le domicile de sa soeur Astrid et de ses deux enfants, qui ont rejoint leur père après des menaces de morts reçues quand, sénatrice colombienne haute en couleur, Ingrid Betancourt faisait campagne contre la corruption et les guérillas.

"Je suis colombienne mais je suis française, mon coeur est partagé", a résumé l'ex-otage franco-colombienne dès sa libération. "Ma douce France", a-t-elle soupiré, affichant son souhait d'être enterrée dans l'Hexagone.

Très vite après avoir recouvré la liberté, elle a donc décidé de manquer une manifestation prévue en Colombie vendredi pour revenir le plus rapidement possible en France, suivant son "rêve". Suivant aussi son besoin d'exprimer sa gratitude envers les Français qui se sont mobilisés, autour de ses proches, pour une vaste campagne visant à obtenir sa libération ainsi que celle des quelque 700 autres otages retenus dans la jungle colombienne, selon le gouvernement colombien.

"Si je suis vivante aujourd'hui, c'est grâce à eux", a-t-elle remercié. "C'est le moment de dire aux Français que je les remercie, que je les admire et que je me sens fière d'être également française." "Je vous remercie du temps que vous m'avez consacré, des luttes que vous avez donné en ma défense", a-t-elle lancé à l'adresse de la population française.

Elle a notamment salué l'action du président Nicolas Sarkozy, "qui a tant lutté pour moi avec ma famille", et le rôle de son prédécesseur Jacques Chirac "qui nous a tendu la main dans les moments où lutter pour les otages en Colombie était politiquement inconvenant".

"Je voulais dire que le président Sarkozy, et à travers lui, à tous les Français, qu'ils ont été notre soutien, notre lumière, notre phare", a-t-elle ajouté. Ingrid Betancourt devrait être accueillie par le président de la République vendredi après-midi à son arrivée en France.

L'ancienne otage passera "quelques jours" dans le pays, mais n'a pas arrêté ses intentions pour l'avenir. "Je ne sais pas encore ce que je vais faire", a-t-elle répondu, interrogée sur France-2 peu après ses retrouvailles avec ses enfants à Bogota. Ce qui ne l'a pas empêchée d'évoquer la situation des otages restants en Colombie ou de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. "Je voudrais simplement trouver un moyen d'être utile, celui qui soit le plus favorable", a expliqué Ingrid Betancourt.
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:35

Ingrid Betancourt est libre !

Ingrid Betancourt est libre !
BOGOTA (AFP) - La Franco-colombienne Ingrid Betancourt a retrouvé jeudi à Bogota ses enfants arrivés de France, au lendemain de sa spectaculaire libération par les militaires colombiens après plus de six ans passés aux mains de la guérilla marxiste des Farc.


A l'intérieur de l'avion des retrouvailles, et à l'écart des caméras, elle s'est jetée dans les bras de Mélanie, 22 ans et Lorenzo, 19 ans, qu'elle n'avait pas revus depuis ces six années.

Les deux enfants ont serré longtemps dans leurs bras leur mère, qui était montée, très émue, avec son mari Juan Carlos Lecompte, dans l'avion arrivé quelques minutes plus tôt de Paris sur l'aéroport militaire de Catam à Bogota.

"Les retrouvailles ont été une orgie de baisers", a déclaré Ingrid Betancourt, descendue un peu plus tard sur le tarmac en tenant ses deux enfants par les épaules, avant de prendre la parole devant une nuée de journalistes.

L'avion transportant le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et la famille de l'ex-otage, est arrivé jeudi à 8H17 (13H17 GMT) à l'aéroport de Catam à Bogota.

Son ex-mari Fabrice Delloye ainsi que la soeur de l'ex-otage, Astrid, se trouvaient aussi à bord de l'avion parti dans la nuit de Paris avec une trentaine de personnes à bord, dont le médecin de l'Elysée.

Selon la présidence française, Ingrid Betancourt, qui a été détenue par la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) reviendra vendredi après-midi à Paris dans le même Airbus A319 de la République française.

Ingrid Betancourt a été libérée mercredi par l'armée colombienne avec 14 autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens, lors d'une opération d'infiltration soigneusement planifiée, menée par hélicoptère dans le sud-est du pays.

Quelques heures après sa libération, l'ex-otage, âgée de 46 ans, avait alors retrouvé sur l'aéroport de Bogota sa mère, Yolanda Pulecio, et son époux.

Apparemment en bonne santé, souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle était descendue la première de l'avion qui l'amenait à Bogota, avant de se jeter dans les bras de ses proches.

Ancienne sénatrice et candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, elle avait été enlevée le 23 février 2002.

L'opération qui a abouti à sa libération, après plusieurs années d'inquiétude sur son sort, émaillées d'informations parfois alarmistes, et de démarches infructueuses, a été "cent pour cent colombienne", a affirmé jeudi le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, interrogé sur un éventuel rôle américain.

Les Etats-Unis "nous ont un peu aidés à calibrer certaines choses mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien", a dit M. Santos.

"Je remercie le président (Alvaro) Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a dû être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a affirmé Ingrid Betancourt après sa libération.

"Jamais nous n'avons improvisé", avait déclaré mercredi, dans un discours à la nation, le président colombien, qui a salué "le travail magnifique des militaires".

En Colombie, les radios et télévisions ont diffusé pendant toute la nuit des émissions spéciales, où des auditeurs saluaient le courage de l'ex-otage et remerciaient le président Uribe, qui semblait partager la vedette avec Ingrid Betancourt.

Après ces libérations, plusieurs centaines d'otages restent aux mains des Farc et les Colombiens ont été invités à participer vendredi à une marche pour exiger leur remise en liberté.

Le ministre colombien de la Défense, présent mercredi soir sur le tarmac de l'aéroport, a souligné que cette "opération était digne d'un film".

Puis le commandant des forces militaires Freddy Padilla avait rendu un hommage public à l'armée, précisant qu'au cours de cette opération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé".

"Les otages ont été libérés lors d'une opération de l'armée au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Farc, celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a expliqué M. Santos.

En France, où le président Nicolas Sarkozy avait fait de la libération d'Ingrid Betancourt une cause nationale, la presse "soulagée" voyait dans ce dénouement un succès personnel du président Uribe tout en saluant les efforts déployés par Nicolas Sarkozy.

L'ensemble des dirigeants étrangers a exprimé son soulagement, à commencer par le président américain George W. Bush qui a félicité Alvaro Uribe.

Les trois Américains libérés, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, des agents anti-drogue capturés en 2003, sont eux arrivés dans la nuit à San Antonio, au Texas (sud des Etats-Unis).

Londres a exprimé jeudi son "immense soulagement" tandis que Madrid se réjouissait de "l'excellente nouvelle" en estimant que les Farc se trouvaient dans un état de "très grande faiblesse".
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:36

Ingrid Betancourt est libre !

Ingrid Betancourt est libre !
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:37

Ingrid Betancourt est libre !

Ingrid Betancourt est libre !
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:38

Libération Betancourt : polémique après des propos de Royal sur le rôle de Sarkozy

Libération Betancourt : polémique après des propos de Royal sur le rôle de Sarkozy
QUEBEC (AFP) - Le Premier ministre François Fillon a estimé jeudi que la socialiste Ségolène Royal avait fait preuve "d'un manque de dignité totale" en critiquant le président Nicolas Sarkozy après la libération d'Ingrid Betancourt.


"Je trouve que c'est un manque de dignité totale" de la part de Mme Royal qui a estimé que M. Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans la libération d'Ingrid Betancourt, a expliqué le chef du gouvernement à un groupe de journalistes au deuxième jour de sa visite officielle au Canada.

"Elle aurait dû écouter (le premier secrétaire du PS) François Hollande qui s'est comporté plus en homme d Etat", a ajouté le Premier ministre.

"Elle était comme une petite fille dans une cour de récréation", a également jugé M. Fillon.

"Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien", a estimé Mme Royal en visite à Québec, affirmant qu'"une récupération politique serait décalée".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent "de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires" et "d'agitation politique".

Interrogé par la presse lors d'une réception à l'occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, M. Raffarin a affirmé que Mme Royal "a fait une double faute".

"On ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France", a-t-il soutenu.

"Deuxièmement, plutôt que d'assister ce matin à la séance officielle, Mme Royal a préféré faire de la politique (...). Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois", a dit M. Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charente que lui a ravi Mme Royal en 2004.

M. Raffarin, qui était également l'organisateur des festivités du 400e côté français, a estimé que Mme Royal "a dû regretter de ne pas être aujourd'hui en Colombie pour pouvoir faire de l'agitation politique".

"Nous devons honorer cette femme (Ingrid Betancourt) et ne pas chercher des polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires", a-t-il dit.

A son tour, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a jugé "pitoyable" de "tenter de rompre l'unité nationale" autour de la libération d'Ingrid Betancourt.

"Faire le procès du président de la République, dont chacun a pu mesurer l'engagement total ces douze derniers mois dans la recherche de toutes les voies possibles pour atteindre cet objectif, n'est vraiment pas digne de la part d'une femme qui aspire aux plus hautes responsabilités", estime M. Lefebvre.

"La France, unie, a espéré cette libération. La France, unie, a agi tout au long de ces années pour l'obtenir", ajoute-t-il.

L'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy irait accueillir vendredi après-midi, à son arrivée à Paris l'ex-otage franco-colombienne de la guérilla des Farc libérée mercredi après plus de six ans de captivité.

Aussitôt après sa libération, Mme Betancourt avait remercié depuis Bogota le président Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac et son "ami" l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 05:59